Conférence: « Franc CFA : en finir avec la servitude volontaire »

Le 13 décembre 2018, Afric@ULB organise une conférence sur la thématique « Franc CFA : en finir avec la servitude volontaire », avec le professeur Kako Nubukpo. 

Le Pr Kako Nubukpo développera ses analyses et répondra aux interrogations qu’elles suscitent lors d’une conférence animée par le Pr Isaline Bergamaschi.

Organisation : Isaline Bergamaschi et Elisabeth Paul (Afric@ULB)

Quand : jeudi 13 décembre (17h-19h)

 ? Bibliothèque des sciences humaines (NB6.BEL), 6ème niveau, campus du Solbosch

Inscriptionafric@ulb.ac.be

Orateur : Pr Kako Nubukpo

Ancien ministre de la Prospective et de l’Évaluation des politiques publiques du Togo et ancien directeur de la Francophonie économique et numérique au sein de l’Organisation internationale de la Francophonie (OIF), Kako Nubukpo enseigne à la Faculté des sciences économiques et de gestion. Il est membre du conseil scientifique de l’AFD, expert au Haut conseil de l’évaluation de la recherche et de l’enseignement supérieur, à Paris, en charge de l’évaluation de l’Université Paris-Dauphine. Il continue par ailleurs ses recherches au sein du Centre de coopération internationale en recherche agronomique pour le développement (CIRAD), et siège au Conseil d’administration de la Fondation pour l’agriculture et la ruralité dans le monde (FARM).

Thématique :

Le franc CFA a été créé en décembre 1945 par la France du général de Gaulle et était appelé à l’époque «franc des colonies françaises d’Afrique». Aujourd’hui, la zone du franc CFA est composée de 14 pays de l’Afrique subsaharienne. Chacun appartient à l’une des deux unions monétaires de la région : l’Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA) et la Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale (Cemac). Ces deux unions utilisent le franc CFA, ainsi que l’archipel des Comores, sous le nom de franc comorien.

Cette monnaie, garantie par le Trésor français, constitue-t-elle un outil d’asservissement des économies africaines et un instrument du néocolonialisme ou est-elle un gage de stabilité économique ?

Depuis des années, Kako Nubukpo milite pour l’abandon du franc CFA : «Nul besoin d’être économiste pour comprendre qu’arrimée à l’euro, notre monnaie est une monnaie forte, dit-il. Une monnaie surévaluée permet d’acheter des biens à l’extérieur, via les importations. Mais elle empêche le développement d’une production locale. Impossible, dans ces conditions, de reproduire ce que la plupart des économies émergentes asiatiques ont su faire en leur temps.(…). La garantie accordée par le Trésor français par rapport au franc CFA est un blanc-seing accordé par Paris à un système aux incitations perverses, éculé et nocif pour l’avenir de millions de jeunes Africains. La preuve : ils préfèrent affronter la fureur des océans plutôt que de mourir en silence au sein de la zone franc».

 

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